07 septembre 2011
鋭意
Sans tombe, sans croix, sans date,
Ni plus de souvenirs,
Ni plus d'image d'un visage,
Disparu auprès des siens, s'il y en avait,
Donnant l'impression de ne jamais avoir été,
Du rare sourire de connivence,
On perce une certaine intelligence,
Au travers de l'immutabilité du chien de faïence,
On préfère ne plus se rappeler, feindre l'ignorance,
On laisse, au loin, les enfants crier,
On laisse, certain, le badaud s'époumonner,
A nourrir ce lieu absolu et contradictoire,
Qu'est la rumeur, ce champ de foire,
Et, parfois même, on se rend à penser,
Et, parfois même, on se prend à rêver,
Mais, bien vite, reprendre pied,
Bien vite, faire comme si de rien n'était.
Ne rien confier, et ,
Surtout, ne rien r-appeler...
05 juin 2011
Il attire des gens qui fréquentent des allées sombres, et éloignées.
Il attire des gens qui fréquentent des allées sombres, et éloignées.
Lui-même, évite la lumière, du jour, la nuit, il préfère,
Un coin reculé sous un pont, des autres caché,
D'une montagne perdue, en pleine forêt,
Une ruelle oubliée entre deux lieux d'habitations silencieux.
Il attire des contacts, indirects et non formulés,
Il attire comme un accident morbide sur un coin de la route,
Attire une foule assoiffée d'extraordinaire,
Et hypnotisée par le sang et le drame.
Il rêve pourtant de ces bateaux surdimensionnés,
Par ordinateurs entièrement pilotés, avec équipage réduit,
Dix mois en mer, deux sur la terre, le reste, entre la salle,
Commune, et les couloirs vides, de l'acier des hommes,
Des salles des machines, qui vrombissent sur un rythme,
Etouffé par le bruit des vagues, ne plus dormir.
Ne plus avoir de pied-à-terre, ne plus appartenir à une race,
A une communauté d'hommes ou de femmes, être en dehors,
De toute socialité, de tout contact prolongé, et sur terre,
Ne plus pouvoir qu'à peine marcher.
Boire. Dans la solitude d'un bar inconnu, qui rassemble
Des patrons qui n'ont déjà plus rien à formuler.
Et repartir.
02 juin 2011
She smiles slightly...
She smiles slightly, such a common face,
No joy nor sadness, the oblivious part of an acting system,
She smiles slightly, and nothing in her face, can tell,
Any trait, any character.
Merleau Ponty, this French philosopher,
Wrote about the principle of «chair»,
Nothing to be obtained from her,
Besides what is to be gained from being able of being inside outed.
Or outside inned ?
Some simple images can be so violent, to reach inside your brain,
So simple and straight, that they can reach your inner self.
Afterwards it is all storytelling and lies, i am afraid,
As we all have this tendency to avoid to be blamed, for,
Whatever we wish for.
She smiles slightly, no information there,
Just the principles of harmony of spheres,
Of a certain mundane coincidence,
She smiles slightly.
Let me inscribe this inside, out, or,
The other way wrong,
In the deepest part of my brain.
29 mars 2011
République - Démocratie
Je regarde les nouvelles, je les lis, je les écoute aussi. Je ne dis pas que je les entends.
Mais je dois avouer, depuis la mort de maître Capello, que je m'interroge sur plusieurs choses.
Je ne comprends pas pourquoi, problème de sémantique, on appose toujours à notre République, la Vème, si je ne me trompe, le dénominatif de « Démocratie »...
Alors, habitus, je me suis retourné vers mes dictionnaires favoris.
( http://atilf.atilf.fr/tlf.htm )
Où j'ai puisé quelques, enfin deux, définitions. La première, celle de « République », la deuxième, celle de « Démocratie ».
La question que je me pose est pourquoi, le gouvernement républicain, tient autant à nous faire croire que la république est une démocratie ?
Je ne parle pas ici que de la France, car de nombreux gouvernements républicains utilisent aussi ce même mot.
Moi, je ne sais pas, mais, si l'on regarde du côté de la Belgique, et ce n'est qu'un exemple, l'absence de gouvernement ne semble pas être un obstacle majeur à la bonne marche du système, aussi économique soit-il.
D'une certaine façon, nous disposons de tous les moyens techniques pour mettre en place une démocratie directe, si cela est possible, et de plus, nous possédons les moyens de faire naître nos enfants suivant nos désirs, disposant de la latitude de décider aussi bien de la couleur des cheveux, des yeux, du QI possible etc...
La question qui reste à poser est « sommes-nous prêts » pour cela?
Bref, le peuple, ce qui ressemble à des automates vu de haut, semble vouloir plus de liberté, alors, soyons, comme à notre habitude, un tant soit peu gentil et laissons les croire à leur « liberté ».
La république est devenue, par jeu sémantique, démocratie.
Sans doute, plus politiquement correct, sans doute plus aguichante, cela nous évitera-t-il d'avoir à faire des campagnes de promotion du vote ?
Où en sommes-nous tous réduits à ne vivre que dans nos rêves ?
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RÉPUBLIQUE, subst. fém.
RÉPUBLIQUE, subst. fém.
I. A.
Vieilli. Chose publique, organisation politique de la société, État. (Dict. XIXe et XXe s.).
La République. Dialogues de Platon sur la meilleure forme de gouvernement. Je voudrais qu'on lise la République de Platon (...) pour apprendre l'art de se gouverner soi-même, et d'établir la justice à l'intérieur de soi (ALAIN, Propos, 1910, p. 71). De la République. Traité sur l'idéal politique, de Cicéron. [Ils] l'auraient traduit en beau style académique, dans le goût de la Préface de la République de Cicéron, par M. Villemain (STENDHAL, Racine et Shakspeare, t. 1, 1825, p. 78).
B.
Vieilli, littér. Société humaine; ensemble de personnes ayant entre elles quelque chose en commun. [Les soldats] se cantonnaient dans une ville; cela faisait une république de brigands (TAINE, Philos. art, t. 2, 1865, p. 48). Une étrange république de locataires où chacun paraît à la fois subir et imposer la loi (SARTRE, Sit. I, 1947, p. 122).
République chrétienne. État chrétien; ensemble d'États chrétiens. Dans la mesure où elle avait existé, où elle avait pu survivre à tant de guerres entre les nations d'Europe, la conception de la république chrétienne était abolie (BAINVILLE, Hist. Fr., t. 1, 1924, p. 151).
Au fig. Communauté d'esprit. Quelles que soient nos divergences dans les républiques intellectuelles, quelles que soient entre nous nos contrariétés mêmes, il est évident qu'en face d'un certain grand public (...) nous sommes tous solidaires, nous sommes tous du même métier (PÉGUY, Argent, 1913, p. 1185):
1. Les nobles études appelant tous à tout, élevant le niveau commun, confondant les classes, faisant vivre du même pain intellectuel tous ceux qui vivent du même pain du jour, et réalisant dans le domaine de la pensée cette république des intelligences où les droits ne sont que des dons de Dieu, où les fonctions ne sont que des services, où la dictature n'est que du génie...
LAMART., Corresp., 1836, p. 213.
République des arts, des lettres. Ensemble des artistes, des gens de lettres. Pendant la première partie du repas, on s'occupa des nouvelles de la république des arts: une vente de tableaux, une pièce nouvelle, l'annonce d'un concert (JOUY, Hermite, t. 4, 1813, p. 218). Je ne crois pas qu'il puisse y avoir par ma faute, dans la république des lettres, un Balzac inconnu, un Daudet méconnu, un Ferdinand Fabre inédit, ou une George Sand oubliée (GIDE, Journal, 1905, p. 179).
C.
Colonie animale. Les tribus d'insectes sociables qui travaillent avec le secours et la protection d'une république nombreuse (MICHELET, Insecte, 1857, p. 46). Nos ruches, où l'individu est entièrement absorbé par la république, et où la république à son tour est régulièrement sacrifiée à la cité abstraite et immortelle de l'avenir (MAETERL., Vie abeilles, 1901, p. 22).
II. A.
[P. oppos. à monarchie, empire] Organisation politique d'un État où le pouvoir est non héréditaire, partagé et exercé par les représentants (généralement élus) d'une partie ou de la totalité de la population. Dans le combat à mort que se livrent, au milieu de nous, la république et la monarchie, (...) qui pourra gémir du triomphe de la République (...)? (DESMOULINS ds Vx Cordelier, 1793-94, p. 70):
2. La religion de la raison établit tout naturellement la république des lois. La volonté générale s'exprime en lois codifiées par ses représentants. « Le peuple fait la révolution, le législateur fait la république. »
CAMUS, Homme rév., 1951, p. 155.
En empl. adj. attribut. La France est République: la République française n'a pas besoin d'être reconnue pour exister. Elle est de droit naturel, elle est de droit national. Elle est la volonté d'un grand peuple qui ne demande son titre qu'à lui-même (LAMART., Trois mois au pouvoir, Paris, M. Lévy, 1848, p. 69).
1. HISTOIRE
a) Organisation politique des cités grecques et de Rome durant l'Antiquité; l'État ainsi organisé. La chute des républiques grecques entraîna celle des sciences politiques (CONDORCET, Esq. tabl. hist., 1794, p. 74). Retrouver exactement ce qu'un Romain de la République mettait derrière les mots « patriciens » ou « consul » (MARROU, Connaiss. hist., 1954, p. 158).
b) Organisation politique de certaines cités d'Italie et des Pays-Bas durant le Moyen Âge; l'État ainsi organisé. Les querelles qui agitaient les républiques italiennes se sont éteintes, avec les républiques elles-mêmes (OZANAM, Philos. Dante, 1838, p. 282). Les vieilles cités des Pays-Bas étaient des républiques, et se sont maintenues telles, en dépit de leurs suzerains féodaux, pendant tout le moyen âge (TAINE, Philos. art, t. 1, 1865, p. 233).
2. En partic.
a) République fédérale, fédérative. République composée de plusieurs États. République fédérale d'Allemagne (R.F.A.). Il est si attaché à soutenir qu'une république ne saurait gouverner une grande étendue de pays, sans le secours de la fédération, qu'il cite la république romaine comme une république fédérative (DESTUTT DE TR., Comment. sur Espr. des lois, 1807, p. 124).
b) République (démocratique) populaire, république socialiste. Organisation politique d'un pays se référant au marxisme, où l'État a la propriété des moyens de production essentiels; l'État ainsi organisé. République démocratique allemande (R.D.A.). Staline (...) obtenait (...) qu'on arrachât à Chiang-Kaï-Shek la Mongolie extérieure. Celle-ci deviendrait une « république populaire » (DE GAULLE, Mém. guerre, 1959, p. 203).
B.
P. méton.
1. Lieu, pays organisé en république. République italienne, centre-africaine. La République française. Territoire régi par les institutions de la République française. Cette lutte qui existe dans toute la république, entre les prêtres et nos institutions nouvelles (DUPUIS, Orig. cultes, 1796, p. 469). [La Convention] décrète la création, à Paris, d'une école normale « où seraient appelés, de toutes les parties de la République, des citoyens déjà instruits dans les sciences utiles (...) » (Encyclop. éduc., 1960, p. 18).
La République des Soviets. L'Union soviétique. Tout État social, même prolétarien, crée une société. Nous ignorons celle qui s'édifie présentement dans la République des Soviets (MAURIAC, Journal 2, 1937, p. 151).
2. [Allégorie de la république, représentée par une femme.] Sous le buste de la République, le Maire va et vient dans son cabinet (MARTIN DU G., Vieille Fr., 1933, p. 1063).
C.
HIST., POL.
1. En France, régime particulier de cette organisation qui fixe les modalités de l'exercice du pouvoir; l'État ainsi organisé. 1re République (de sept. 1792 à mai 1804); 2e République (de févr. 1848 à déc. 1852); 3e République (de sept. 1870 à juill. 1940); 4e République (de juin 1944 à oct. 1958); 5e République (dep. oct. 1958). Après la première république, cette incertaine, il y avait eu la deuxième et puis la troisième qui était la bonne: jamais deux sans trois (SARTRE, Mots, 1964, p. 196):
3. Si vous appliquez les lois, toutes les lois (...) l'ordre rentrerait en France et sans persécution, car, encore une fois, nous ne ferions qu'appliquer les traditions du Tiers État français depuis le jour où il a apparu dans notre histoire jusqu'aux dernières lueurs de la République de 1848.
GAMBETTA, 1878 ds Fondateurs 3e Républ., p. 181.
P. méton. La Ve République. Parti majoritaire de tendance gaulliste en 1966-1967. La Ve République conserve [la majorité] d'extrême justesse avec 244 sièges (dont 12 d'outre-mer) (L'Aurore, 14 mars 1967).
2. En partic.
a) Organisation politique de la société française instaurée par la Révolution, en remplacement de la monarchie; l'État ainsi organisé. Liberté, égalité, fraternité: devise de la République; les armées, les victoires de la République. III La Constitution française ne reconnoit d'autre gouvernement légitime que le gouvernement républicain, ni d'autre république que celle qui est fondée sur la liberté et sur l'égalité. IV La République française est une et indivisible (ROBESP., Discours, Constit., t. 9, 1793, p. 509). Robespierre prononça d'une voix claire un discours éloquent contre les ennemis de la république (A. FRANCE, Dieux ont soif, 1912, p. 168). [P. réf. au calendrier républicain] Landau, 6e jour de la 3e décade du 4e mois, an II de la République française une et indivisible Mon cher Michel, « Nous venons de traverser une rude campagne; l'an I de la République comptera dans l'histoire des peuples (...) » (ERCKM.-CHATR., Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 272). La République une et indivisible. [Proclamation de l'unité de la République par opposition aux tendances fédéralistes, durant la Révolution.] Supra ex. de Robespierre.
b) [P. réf. à l'histoire fr. de la république, comme symbole d'anticléricalisme] Elle aussi [Marianne], sans doute, la République la ruine et la déshonore... Elle aussi est pour le sabre, pour les curés et contre les juifs (MIRBEAU, Journal femme ch., 1900, p. 121).
Expressions
On est en république! [Expr. fam. qui marque le rejet d'une autorité non reconnue] Non, mon vieux, non. Il n'y a pas d'officiers: on est en république (SARTRE, Mort ds âme, 1949, p. 99).
République sociale*.
SYNT. République aristocratique, bourgeoise, conservatrice, démocratique, franc-maçonne, juive, parlementaire, représentative, tempérée; ancienne, grande, nouvelle, petite, vieille, vraie république; république des copains/coquins, des professeurs; aimer, défendre, détruire, proclamer, renverser, sauver, servir la république; établir, fonder une république; affaires, drapeau, ennemi, gouvernement, histoire, magistrats, soldat, territoire de la république; gouvernement provisoire de la république; commissaire, conseil, président, procureur de la république; la constitution, les institutions de la (nème) république.
REM. Républicatoire, adj., hapax. Lui as-tu dit mes intentions républicatoires au cas où ses petits projets prendraient corps? (VERLAINE, Corresp., t. 3, 1875, p. 112).
Prononc. et Orth.: [
]. Ac. 1694-1740: republique; ensuite: ré-. Étymol. et Hist. 1. 1520 « État » (quelle que soit la forme de gouvernement) (Journal de Louise de Savoie, 8 mars ds S. GUICHENON, Hist. généalogique de la Royale maison de Savoye, Lyon, 1660, livre VI, p. 458); 2. a) 1549 « communauté, société organisée » Republique Chrestienne (DU BELLAY, Deffence et illustration, éd. H. Chamard, p. 69); b) 1648 « monde, domaine » république des lettres (G. DE BALZAC, Le Barbon ds LITTRÉ); 1656 (PASCAL, Provinciales, IX ds Œuvres, éd. L. Lafuma, Seuil, 1963, p. 409a: la petite république de vos pensées); 3. a) 1549 « État qui n'est pas une monarchie héréditaire » (DU BELLAY, op. cit., p. 126: les roys et les republiques); b) ca 1553 la république de Platon « État dont la forme de gouvernement est définie par Platon » (LA BOÉTIE, Servitude volontaire ds LITTRÉ); c) 1620 « État dont la forme de gouvernement est fondée sur la souveraineté d'un peuple de citoyens » (Hist. de Mr Jean de Boucicaut, éd. Th. Godefroy, III, p. 298, v. aussi Livre des fais de Bouciquaut, éd. D. Lalande, III, VIII, p. 325 et Romania t. 103, p. 334), la proclamation de la 1re République en France le 21 sept. 1792 consacra la généralisation de l'usage du terme dans ce seul sens, la substitution de l'inscription « Empire français, Napoléon empereur » à « République française, Napoléon empereur » sur les pièces de monnaie en 1808 attestant cette évolution. Empr. au lat. res publica « la chose publique, l'État, l'administration de l'État ». Fréq. abs. littér.: 4 758. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 7 116, b) 8 232; XXe s.: a) 8 177, b) 4 832. Bbg. BAADER (H.). Einige Bemerkungen zur Geschichte der Wörter cité... In: [Mél. Gamillscheg (E.)]. München, 1968, pp. 41-44.
DUB. Pol. 1962, pp. 404-405; p. 440 (s.v. république universelle).
FUNKE (H.-G.). « La République sauvage ». Rom. Forsch. 1986, t. 98, pp. 36-57.
QUEM. DDL t. 11 (s.v. république démocratique).
SICCARDO (F.). République et républicain: contribution à l'hist. de deux mots. Annali della Facoltà di Scienze Politiche. 1974, t. 2, pp. 569-617.
TOURNIER (M.). Un Vocab. ouvrier en 1848... Thèse, Paris, 1975, pp. 87, 92-100, 106.
VARDAR Soc. pol. 1973 [1970], pp. 301-302.
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DÉMOCRATIE, subst. fém.
DÉMOCRATIE, subst. fém.
INSTIT. et POL.
A.
Régime politique, système de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l'ensemble des citoyens. Démocratie autoritaire, directe, libérale, parlementaire, représentative. Je ne puis préférer l'Amérique à la France; (...) la démocratie est trop âpre pour ma façon de sentir (STENDHAL, L. Leuwen, t. 1, 1836, p. 119; v. aussi antidémocratique, ex. 2).
SYNT. Démocratie semi-directe. Forme de démocratie combinant la démocratie directe et la démocratie représentative (cf. VEDEL, Dr. constit., 1949, p. 132). Démocratie économique et sociale. Forme de démocratie où l'État intervient pour libérer les citoyens des injustices économiques et sociales (cf. DEBATISSE, Révol. silenc., 1963, p. 207).
P. méton. Doctrine prônant un tel régime. Ma démocratie lui plaît mieux de loin que de près : ces opinions-là sont plus belles en perspective (STAËL, Lettres jeun., 1791, p. 442).
Démocratie politique. Doctrine selon laquelle l'État doit permettre l'exercice de la liberté des citoyens; régime correspondant (cf. Traité sociol., 1968, p. 196).
P. ext.
1. Mode d'existence collective, où les mêmes avantages sont accordés à tous. Pour maintenir (...) la démocratie des opinions, on proclame (...) le principe du jugement privé (LAMENNAIS, Religion, 1826, p. 7).
2. Mode de vie où s'exerce la responsabilité collective :
1. ... nous n'acceptons plus que les professionnels de la philosophie soient responsables, c'est-à-dire doivent répondre, devant leurs seuls collègues présents et à venir. Nous réclamons une véritable démocratie philosophique (...). Comme si Kant ne devait des comptes qu'à Boutroux, professeur. Et non à Lénine, théoricien et praticien de la révolution prolétarienne.
NIZAN, Les Chiens de garde, 1932, p. 44.
B.
P. méton.
1. État, pays vivant sous le régime politique de la démocratie. J'ose former le vœu que les démocraties d'Europe retrouvent enfin leur liberté (GUÉHENNO, Journal « Révol. », 1938, p. 262).
Démocratie populaire. Pays ayant un régime communiste inspiré de celui de l'URSS ou de la Chine; p. ext., pays vivant dans la mouvance de l'URSS. L'industrialisation accélérée de la Russie et des démocraties populaires (PERROUX, Écon. XXe s., 1964, p. 286).
2. P. ext.
a) Parti s'inspirant des principes de la démocratie politique. Démocratie chrétienne. Parti politique d'inspiration chrétienne et démocratique à la fois, existant dans divers pays et en particulier, en Italie (cf. Le Monde, 19 janv. 1952, p. 2, col. 5).
b) Groupe de personnes dont l'organisation présente des caractéristiques identiques à celles du régime politique du même nom :
2. Vous êtes donc une démocratie, c'est-à-dire un groupe de gens qui se gouvernent eux-mêmes. En ce cas, vous n'échapperez pas aux lois du parlementarisme.
DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Le Désert de Bièvres, 1937, p. 166.
3. ... au couvent comme ailleurs, il y avait une aristocratie et une démocratie. Les dames de chœur vivaient en patriciennes. (...). Les converses travaillaient comme des prolétaires, (...). C'était de vraies femmes du peuple...
SAND, Histoire de ma vie, t. 3, 1855, p. 155.
Rem. On rencontre ds la docum. le subst. fém. démocrasserie (formé par croisement de démocratie avec crasse et des emplois péj. du suff. -erie : cf. ânerie, ivrognerie, griserie, parlerie, patrioterie, etc.). Synon. péj. de démocratie. L'individu si rabaissé de nos jours par la démocrasserie (FLAUB., Corresp., 1866, p. 88).
Prononc. et Orth. : [
]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1370 (ORESME, Ethiques, éd. A. D. Menut, Mots divers et estranges, p. 542); 1901 démocratie chrétienne (Trad. d'une Encyclique de Léon XIII, 18 janvier ds Lettres apostoliques de Léon XIII, Paris, 1903, t. 5, p. 183). Empr. au gr.
, b. lat. democratia. Fréq. abs. littér. : 1 080. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 1 290, b) 1 571; XXe s. : a) 2 021, b) 1 433. Bbg. BELLET (R.). Formation et développement du vocab. chez Vallès journaliste. Cah. Lexicol. 1969, no 15, pp. 5-20.
FABRE-LUCE (A.). Les Mots qui bougent [Paris], 1970, p. 57.
LUTAUD (O.). Translation, traduction, tradition. Cah. Lexicol. 1968, no 13, p. 59. QUEM. 2e s. t. 2 1971 (s.v. démocrasserie). QUEM. Fichier.
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22 mars 2011
Life is too short but it sure feels like a long time.
What the fuck? Life's too short?
Spent on doing good when you've got only wrong?
In one's secluded door to perceive what is a so called reality
Even some of us dare to think about destiny?
What the fuck? Life's too short?
A poem hanging on a door, like a footnote undisclosed
Hanging on a fridge, like some sort of approximate good deed
A poem hanging on a wall, bumper sticker for the educated
And still the inner meaning, the inner sense, will remain closed.
What the fuck? Life's too short?
But it does feel like long, does not it?
A curtain that hides so many hits...
Like the dead horse flogged, like the live horse blinkered
And if you are out of it you'll be part of the one who will be stinkered.
It does feel long.
Like a metronome, it balances the even,
And even if you are not that even,
You can see that it is not so balanced
It is not so fair, not so great, not so close to anything you would have like it to be
This great ride that is life
This great ride that is to feel, to move freely, to meet people
Or otherwise you'll be stuck in, door closed
And all the time this same serenade,
«people want Democracy?», «haven't they in our Republic some sort
of Democracy? Let's then call it a Democracy!»
And at every corner the same mascarade
I am your friend, but «have you got money of some sort?»
As we all like to play so much with these fallacies.
What the fuck? Life is too short?
Might be so, as I am no Forecaster,
But it sure feels long.
02 mars 2011
Arête de pendu
Pends-toi si tu n'es vu !
Ou bien tout simplement perdu.
Pends-toi si tu n'es vu !
Ou enfant redeviendras-tu ?
Comme un jeu de mot un peu burlesque,
La comm, de psy, passe en grotesque....
« Pas vu, pas pris, cache cache party »
Ou encore, une intuition inatteignable
Un certain relent de grains de sables,
Qui, entre les doigts, filent,
Une naïveté un peu tendre, apatride...
Des vélos qui grincent, et s'effilent....
01 mars 2011
Le bistrot de la Butte
(Dans un petit bar – soir – peu de clients - pas de musique – le garçon lave distraitement des verres, plus pour avoir l'air d'être occupé, que pour s'occuper vraiment)
-
Dis, tu t'souviens de la petite Isabelle ?
-
Moi ? Isabelle ? Nan, pas vraiment... qui c'est ? Et puis avec c'que j'bois ...
-
Tu sais.... Isabelle …. La jeunesse qui venait prendre un blanc-cass après son boulot, j'pense bien....
-
Tu veux dire une régulière.... ?
-
Ouais, j'pense bien. Elle avait c'petit air triste, là, devant son blanc-cass. Pas tous les soirs, mais souvent.... Elle sirotait son blanc-cass, parfois, l'patron passait un peu d'musique, comme si qu'il était touché ou j'sais pas quoi...
-
Ouais, l'patron, c'est un gars sensible.
-
Quand c'était l'printemps, bah, la p'tite s'mettait souvent en terrasse, j'avais froid pour elle...
-
Dis, t'avais-ti pas un peu l'béguin pour cette p'tiote ?
-
Arrête ! A mon âge, l'béguin, c'est passé... Et puis cette jeunesse, qu'est-ce tu peux faire contre ça ?
-
Bah, alors quoi ? Cette, comme tu dis, Isabelle... Quoi ?
-
Bah, j'ai vu un article l'ote jour dans ce p'tit bar, t'sais, le PMU pas loin du parc des Buttes...
-
Ouais, j'me souviens, y'a d'ça, 20 ans, je jouais sur des bourrins à n'en plus finir... J'étais là-bas, du matin au soir....
-
Ouais, moi aussi, j'y vais d'temps en temps... Tu sais un calva, passer l'temps, lire le journal... Se tenir informé, comme qui dirait... Bah, voilà, j'chuis tombé sur sa photo dans la feuille de chou ! Pas une bien jolie photo, mais, j'l'ai tout d'même reconnue...
-
Quoi ? Elle s'marie ou elle est morte ?
-
Ben, elle est putôt morte que mariée, ben, j'chais pas p'tête qu'elle s'était mariée avant, qui peut l'dire ?
-
Oh... C'est pas une bonne nouvelle ça.... Avoir d'la jeunesse comme ça ici, c'est comme un rayon de soleil....
-
Ah salut ! Dédé ! Gégé!On prend racine ?
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Oh là …. Vous êtes-t'y pas bien habillé !
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On parlait de la p'tiote, tu sais, celle qui venait boire son blanc-cass, le soir …
-
Oui, ne m'en parlez pas.... La nouvelle est parue dans plusieurs journaux et cela a fait un peu de bruit comme on dit... Au service, ils ont émis toutes sortes d'hypothèses, mais personne n'est encore parvenu à définir un motif ou quand bien même un mobile pour cette triste affaire...
-
Quoi ? Les condés ne savent rien ? Euh … J'veux dire les services de police ...
-
On d'vrait retrouver l'salaud qui a fait ça.
-
Pour l'instant rien n'est définitif, il y a plusieurs théories qui ont été émises, mais jusqu'ici rien …. Tiens, tu voulais savoir pourquoi j'ai mis mon costume du dimanche ? J'étais de corvée de cérémonie, j'ai dû y aller et observer la foule, qui sait ? On dit que les assassins aiment à assister à ce genre de choses …. Paul ? Tu me sers quelque chose à boire, s'il-te-plaît ?
-
Comme d'habitude Monsieur l'Inspecteur ?
-
Oui, comme d'habitude me fera le plus grand bien … Alors, les gars, quoi d'neuf dans les faubourgs ?
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Pas grand chose... Nous on traîne ici... Les habitués du quartier vont ailleurs maintenant, des lieux plus chics, ou alors, ils vont voir des femmes pousser la chansonnette vers Pigalle. Les cabarets, tout ça... Ici, il ne reste plus personne, que nous, les vieux...
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Moi, ça fait cinquante ans que j'suis dans c'quartier, c'est bien calme... Y'a des p'tits jeunots qui cherchent la bagarre, mais c'est comme partout, rien d'bien méchant, Inspecteur....
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Merci, Paul. Vous permettez ? …. Ah … Une bonne bière fraîche, avec ce temps.... Rien de mieux pour se remonter le moral …. Surtout après cette histoire, c'est plutôt calme ici, nous n'avons pas vraiment l'habitude de voir ce genre d'affaires... C'est le légiste qui a eu le plus de problèmes, il ne pouvait pas dire de quoi elle était morte, strangulation, coup de couteau, morte sous l'impact des coups, bien sûr, comme à son habitude, il s'est prononcé pour un arrêt cardiaque...
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L'pôv p'tite …
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Oui, cela a été plutôt brutal, un crime violent et barbare, un fou sans doute... Nous sommes sur plusieurs pistes, mais rien de bien sérieux, l'affaire sera sans doute classée sans suite dans les jours qui suivent... Le chef n'aime pas qu'une affaire comme celle-ci traîne en longueur et fasse la une des journaux à sensation.
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Elle a t'y eu une belle cérémonie ?
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Ils ont joué un drôle de morceaux, qu'elle aimait je crois … J'ai demandé ce que c'était et on m'a répondu «Kanaouenn an anaon»... A la voir on l'aurait plutôt crue comme venant d'ici, du quartier, mais elle semble avoir beaucoup voyagé. Une de ses amies, sans doute la seule personne présente pour son enterrement, pleurait beaucoup . Je suis allé lui parler … Paul ? Tu peux me resservir une autre, s'il-te-plaît ?
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Oui, tout de suite …
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Je suis allé lui parler, elle marmonnait sans cesse quelque chose comme «Bae an Anaon», je ne sais pas, ça doit bien venir du Nord, ou quelque chose comme ça... Merci Paul ...Elle semblait s'accrocher à ce terme comme s'il signifiait tout, comme si c'était une sorte de réponse à toutes les questions qu'elle se posait ….. Un effet assez saisissant …
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C'est-y pas plein d'émotions...
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L'enquête suit son cours ….
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Ouais, bien sûr, on peut pas trop en parler alors, hein ?
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Non, mais je n'ai malheureusement pas trop d'espoirs quant à cette enquête, le chef veut éviter les remouds, la presse ne cherche qu'à faire dans le sensationnel, et mes hommes ne savent pas vraiment où regarder....
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C'est-y pas une pitié...
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Oui, n'est-ce pas ….
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Ouais, tu l'as dit mon vieux...
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Désolé messieurs, mais on va bientôt fermer …. Vous voulez que je vous laisse encore cinq minutes pour discuter ? Je ne suis pas vraiment pressé de renter ce soir... Alors, si ça vous arrange ….
-
Merci Paul...
-
Ouais, merci... Tu nous r'ssers une tournée ? C'est moi qui offre …. Et sers-toi aussi un p'tit qu'que chose, Paul … On a quelqu'un pour qui trinquer, ce soir …
(A défaut du soleil, couché depuis longtemps, ils regardent Paul, fermant la devanture, et à travers la vitrine qui s'obscurcit, ils regardent brièvement la lune. )
28 janvier 2011
夕想い
夕想い
女性唇
一人酒
24 janvier 2011
名前の無い鴉
昔白
冬で黒なった
一人かな
10 janvier 2011
Plich Ploch
La goutte se délecte à tomber d'un
délictueux plich,
Ploch.
Rien d'autre que cette notion du temps un peu kitsch,
Une goutte chinoise qui ne torture plus par sa banalité,
Fantoche,
Juste cet écho qui reprend et déforme la normalité,
D'un gravité un peu maniérée, du vide, de l'ubiquité,
Des sons.
Où est donc cette tempête que je crois ressentir ?
Dans cet écho infini d'une goutte où le Sens lui-même, ne perdure plus.
Où sont les vagues ? Où sont les gouttes de pluie ?
Où est cet arbre où jadis nous ne nous voyions que partiellement plus ?
Où est cet île, que je croyais être moi ? Mentir ?
Apprendre. Une leçon.
